visuel absence RA 2014 - 105

absence – les 8 – 9 et 10 mai à 21:00 et 22:00 /marches du café du Grütli

les 8, 9 et 10 mai 2015 – sur les marches du café du Grütli –
21:00 et 22:00

Chorégraphie / melissa cascarino avec les interprètes
Danse/ olivia ortega – marion baeriswyl – noémi alberganti – melissa cascarino
Improvisation musicale/ gwenaëlle chastagner angei
Cinéaste / alexis jacquand
Lumière / le crépuscule
Durée / 20’
Un femme apparaît lentement en haut des marches.
Dans un mouvement continu et délicat, elle se laisse glisser dans la pente, le corps flottant.
Quand, dans la même douceur, elle se relève pour gravir lentement les marches, apparaît une autre femme en haut… A son tour, elle s’abandonne délicatement à la pente.
Dans une matière commune, 4 femmes vont ainsi en miroir se laisser glisser dans la pente et remonter…
Les temps et les corps vont parfois se suspendre… Les corps ascendants et descendants vont petit à petit se laisser saisir par une main, un pied, un visage, créant un soupir, un souffle…
Les corps se détachent et s’écartent…
Les forces antagoniques de la montée et de la descente vont petit à petit se troubler, se fondre… Le corps qui roule est entraîné par le corps qui marche… Un corps marche et recule dans la pente, un corps roule en remontant les marches..

Les corps de ces femmes, spectrales et insaisissables, s’enroulent dans une absence, l’absence d’un autre… Ces femmes succombent à la puissance d’un souvenir, elles se laissent prendre avec délicatesse par la présence d’un absent, elles se laissent glisser dans le trouble de la mémoire… Elles se remémorent un émoi … Ces 4 femmes ne sont en fait qu’un seul et même corps…
Elles finiront par rouler toutes ensemble, en se chevauchant doucement. Les corps s’enrouleront en remontant les marches comme pour remonter le temps et disparaîtront de la même façon qu’elles sont apparues.

absence est un trouble temporel, une dilatation des corps, un songe éveillé, une apparition, une brume, un souvenir insaisissable, un hommage à l’univers cinématographique de Andreï Tarkovski.